Il me prit tel une princesse, et m'emmena à la salle de bain, il me déshabillait et faisait couler de l'eau dans la grande baignoire blanche. Il m'installa dedans. L'eau brûlante faisait apparaître de petites plaques rouges sur mon corps. Il me lavait, le corps, puis les cheveux. Des larmes coulaient une nouvelle fois sur mon visage. Toute la scène réapparaissait. Il me sortait de l'eau et m'emmena sur le lit où il me posait délicatement et où il me séchait doucement. Il me passa un tee-shirt, lui appartenant, beaucoup trop grand pour moi et me mit dans son lit, me couvrant de sa couette bleue. Il s'installait près de moi, attendant que je m'endorme. Le sommeil n'arrivait à me gagner. Et le silence ne nous laissait entendre que mes sanglots de peur, d'horreur et de douleur. J'étais dans ses bras. Je me sentais en sécurité, pourtant. Je lui demandais de dormir avec moi, il acquiesçait d'un bref geste de la tête. Depuis qu'il m'avait retrouvé, nue, mon visage pleins de larmes et mon corps déformés par les coups, il n'avait prononcé mot. Peut-être que la douleur que je ressentais, il la ressentait aussi... Il avait le visage fermé, sans aucune expression. Peut-être était-il déçu ? Je ne le sais pas, mais je veux qu'il sache qu'il n'a pas à être déçu, car je n'y suis pour rien. J'espérais que demain nous irions voir la police. J'espérais ne plus demeurer dans la peur. J'espérais que le coupable allait être enfermé, ou même tué ! Il ne méritait plus sa vie, à briser celle des autres.
mardi 16 avril 2013
À la recherche de la liberté
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