Penser
jeudi 2 janvier 2014
dimanche 19 mai 2013
Mon Idéal: le petit déjeuner
Un matin de mai, alors que la pluie était toujours reine à Londres, Kaya et François décidaient de se lever. Descendus à la cuisine le garçon préparait quelques pancakes, et sortait la confiture et le Nutella, La demoiselle, encore endormi, traînait, une chemise, rayée, bleue, pour seul habit. Elle glissait ses petites fesses maladroitement sur le tabouret du bar, et attrapait, dans le placard, à sa gauche, deux bols, marqués par le prénom des deux amoureux. L’un ébréché, l’autre fissuré, s’ils demeuraient là, c’était bien parce qu’ils avaient été offert par la Maman du garçon lors de leur emménagement dans ce petit appartement, leur cocon. François s’asseyait à son tour, ramenant sur la planche de verre, l’assiette remplie de sa cuisine. Kaya et lui se servait à l’unisson. Chacun mangeait, seuls les bruits d’une cuillère contre un plat ou d’un couteau contre un pot de verre brouillait le silence. La pièce, grande, éclairée par les trois portes fenêtres, rendait l’appartement lumineux, les jours de beaux temps. Les murs, eux étaient peints en blanc dans le côté cuisine et tapissés de briques rouges dans le salon. Contre un mur de celui-ci, non loin du canapé de toile bleue, se tenait un magnifique piano à queue. L’instrument, acquis dans une brocante parisienne, avait gagné le cœur de François qui, connaissant l’envie d’apprendre à jouer de sa copine, avait voulu lui faire plaisir. C’est vrai, il n’avait pas vraiment regardés le prix et les avait privé de manger à leur faim les mois suivants, mais Kaya, tellement amusée par la naïveté de son copain, et touchée par son cadeau n’avait voulu s’en séparer. Au milieu de la pièce, aussi, étendu sur le parquet merbau se tenait un large et long tapis jaune et blanc, rayé triangulairement. La présence d’une télévision, remplacée par une bibliothèque, de volume important et pleine, faisait le bonheur des deux adolescents. Kaya se décidait, enfin, à se lever et attrapait sur la table basse, en fer forgé, son livre préféré ; « Les Fleurs du Mal » de Charles Baudelaire. Elle revenait à sa place initiale et ouvrait l’ouvrage à la page de sa dernière lecture, qu’elle entreprit, à voix haute, une fois encore.« Ô toison, moutonnant jusque sur l’encolure ! Ô boucles ! Ô parfum chargé de nonchaloir…, commençait la demoiselle, devant le regard attendrit, toujours surpris de son copain »
samedi 18 mai 2013
Petite idée.
Coucou
!
Mes matins préférés.
J'ai eu une
petite idée. J'aime faire partager mes textes, -que vous pouvez retrouvez sur
http://startingjournal.skyblog.com- et souvent, ils représentent des moments
que j'ai vécu ou que j'aimerais vivre, parfois retouchés pour qu'ils deviennent
des instants parfait, malgré le mal et la douleur du passage raconté, à
l'origine. Le texte, le seul et l'unique que j'ai posté avant cet article
raconte un "après-viol". Je n'ai pas vécu ce drame, mais si cela
arrivait, j'aimerais que mon copain me retrouve et que le reste de ma soirée se
poursuive avec lui, personne en qui j'ai confiance. Pour cette petites séries
de textes, je propose un titre, "Mon Idéal". Les personnages des
petites histoires s'appelleront Kaya et François, car le premier texte que j'ai
écrite, cette idée dans la tête, concerne deux personnages avec ses prénoms.
Bien sûr, si d'autres personnages doivent apparaître, ils porteront d'autres
prénoms, qui n'auront pas forcément de valeur sentimentale pour moi et qui
changeront selon les "épisodes".
Voici le
premier:
Mes matins préférés.
- La douce chaleur du soleil caressait le visage innocent de Kaya. Elle clignait deux ou trois fois des yeux, puis les ouvraient complètement. Elle remontait la couette à son cou, et se tournait sur l'autre côté. Là, éveillé, se tenait un jeune homme. Elle sourit à la vue de ce dernier, son petit-ami. Elle rapproche paisiblement son corps du sien, recherchant sa chaleur, si apaisante mais électrisante. Savoir qu'elle pouvait le toucher, sentir son torse sur sa poitrine, mêler ses jambes aux siennes ou percevoir le poids de son bras autour de ses hanches. Kaya était dépendante de sa présence. Les minutes, les heures et le jours passées loin de lui son longs et lassants. Délicatement François posait un baiser sur le front de la demoiselle, subtilement, il frottait son nez contre le nez de son amoureuse et déposait un léger bisou sur les lèvres de Kaya. Cette dernière passait son bras derrière le dos de son copain et le serrait fort contre son corps. Elle plongeait son nez dans son cou et inhalait, les paupières closes, l'odeur si enivrante de cette peau tiède et dorée, par le soleil passé.
mardi 16 avril 2013
À la recherche de la liberté
Il me prit tel une princesse, et m'emmena à la salle de bain, il me déshabillait et faisait couler de l'eau dans la grande baignoire blanche. Il m'installa dedans. L'eau brûlante faisait apparaître de petites plaques rouges sur mon corps. Il me lavait, le corps, puis les cheveux. Des larmes coulaient une nouvelle fois sur mon visage. Toute la scène réapparaissait. Il me sortait de l'eau et m'emmena sur le lit où il me posait délicatement et où il me séchait doucement. Il me passa un tee-shirt, lui appartenant, beaucoup trop grand pour moi et me mit dans son lit, me couvrant de sa couette bleue. Il s'installait près de moi, attendant que je m'endorme. Le sommeil n'arrivait à me gagner. Et le silence ne nous laissait entendre que mes sanglots de peur, d'horreur et de douleur. J'étais dans ses bras. Je me sentais en sécurité, pourtant. Je lui demandais de dormir avec moi, il acquiesçait d'un bref geste de la tête. Depuis qu'il m'avait retrouvé, nue, mon visage pleins de larmes et mon corps déformés par les coups, il n'avait prononcé mot. Peut-être que la douleur que je ressentais, il la ressentait aussi... Il avait le visage fermé, sans aucune expression. Peut-être était-il déçu ? Je ne le sais pas, mais je veux qu'il sache qu'il n'a pas à être déçu, car je n'y suis pour rien. J'espérais que demain nous irions voir la police. J'espérais ne plus demeurer dans la peur. J'espérais que le coupable allait être enfermé, ou même tué ! Il ne méritait plus sa vie, à briser celle des autres.
Inscription à :
Articles (Atom)
